Pour calmer ses inquiétudes - justifiées ou non - face à l'eau du robinet, le consommateur est tenté de se rabattre sur les eaux embouteillées offertes dans le commerce.
La perfection n'étant pas de ce monde, il n’est pas inutile de se poser quelques questions à ce sujet...
Ainsi, le liquide que l'on retrouve dans la bouteille est-il vraiment à l’image de cette pureté des sommets enneigés que vous suggère les publicités? Une chose est claire, la source même de cette eau se doit d’être d’excellente qualité afin de ne pas obliger les embouteilleurs à la traiter. Le cas échéant, elle risquerait alors de contenir des traces d'ozone et de fluor.
Dans le même ordre d’idée, l'eau dite de « source », c’est-à-dire provenant d'une nappe phréatique, ou étendue d'eau souterraine, demeure par essence tributaire de l’environnement où elle est puisée. On comprendra donc dans ces conditions que cet environnement se doit d’être parfaitement salubre, c’est-à-dire exempt de toutes formes de contaminations, notamment des rejets qui pourraient provenir de l’industrie agricole.
De plus, et comme toute autre denrée de consommation, la conservation est aussi un facteur dont il faut tenir compte en vue d’assurer la qualité de l’eau embouteillée. C’est d’ailleurs pourquoi l'Association canadienne des embouteilleurs d'eau (CBWA) recommande que les bouteilles soient entreposées à la température de la pièce, dans un endroit sombre, loin des produits des matières toxiques en tous genres (produits de nettoyage domestique, solvants, essence et autres). Elle recommande aussi de ne pas garder l'eau en bouteille plus de deux ans avant de la consommer.
…et quels effets ?
Enfin, il importe de se pencher avec clairvoyance sur l’impact environnemental que représente une industrie mondial générant plusieurs tonnes de plastique par année. Cet impact se mesure en termes de quantités d'énergie nécessaires afin d’amener le produit jusqu’au consommateur (puiser, traiter, embouteiller et assurer le transport), mais également pour en disposer une fois que ce dernier en aura fait usage (transport des bouteilles vides et incinération).
Voilà pourquoi beaucoup de gens envisagent de traiter eux-mêmes l'eau de l'aqueduc à l'aide de procédés de filtration.