Van Houtte H2O

L'EAU EST VITALE : VOS OPTIONS
L'eau potable
Au robinet
En bouteille
L'eau filtrée
Articles sur l'eau...
Le déclin de l'eau embouteillée ?
Préserver l'eau
L'or bleu en péril
Exposition sur l'eau
Étude sur l'eau embouteillée
SERVICES D'EAU
ENVOYEZ-MOI DE L'INFORMATION
LES SERVICES DE CAFÉ
À PROPOS DE VAN HOUTTE
Van Houtte logo

Controverse autour des bouteilles de plastique

Plusieurs contenants de plastique ont récemment fait l’objet de manchettes pour le moins préoccupantes. Celles-ci montraient du doigt un composé chimique précis : le bisphénol A (BPA) qu’on utilise dans la fabrication d’une catégorie de plastiques de classe 7, les polycarbonates.

Découverts à la fin du XIXème siècle, ces plastiques sont privilégiés pour certains usages parce qu’ils sont plus résistants aux impacts que les autres plastiques. Le danger du BPA, qui confère aux polycarbonates leur propriété de plus grande rigidité, proviendrait du fait que, dans certaines conditions, il se transmet en fines particules au contenu des bouteilles de liquides et donc, ultimement, au corps humain.

Des législations en cours d’élaboration dans une dizaine d’états, dont la Californie, et devant le sénat américain visent à en limiter l’usage sinon le bannir complètement dans la fabrication des biberons, les premiers visés par l’offensive des législateurs. Le ministre canadien de la Santé, Tony Clement, a lancé le 18 avril une consultation de 60 jours pour obtenir l’avis des experts à propos de la réglementation éventuelle du BPA.

En s’appuyant sur les avis émis par l’Autorité européenne de sécurité des aliments et un organisme japonais équivalent selon lequel le BPA est sans danger, les fabricants américains de BPA, représentés par l’American Chemistry Council, se sont alliés à PlasticsEurope et à la Japan Chemistry Industry Association pour mettre sur pied le site Bisphenol A qui, espèrent-ils, rétablira les faits à leur avantage. Tous les dangers soulevés sont qualifiés de mythes par cette organisation.


Une source plus neutre comme Scientific American (revue scientifique américaine publiée en ligne) laisse entendre toutefois que le sujet est loin d’être aussi clair que l’industrie le voudrait. La Société canadienne du cancer juge pour sa part préoccupante la question de savoir si le BPA est responsable de l’apparition de certains cancers chez les personnes exposées.


Études contradictoires

La présence de BPA dans le sang, selon leurs opposants, serait particulièrement dommageable pour le fonctionnement des hormones. En plus de provoquer les deux formes de cancer les plus répandues, ceux du sein et de la prostate, il serait à l’origine de problèmes de développement intellectuel, d’une baisse de testostérone, sinon de l’infertilité chez certains porteurs et même de l’embonpoint en stimulant les cellules de graisse.


Le transfert de particules de BPA aux aliments serait plus élevé lorsqu’on chauffe contenant et contenu ainsi que le font des millions de parents depuis longtemps en réchauffant un biberon de lait. Comme les enfants au biberon sont de petite taille, l’absorption de BPA se traduit chez eux par une concentration plus élevée du composé chimique que chez les adultes. Ces faits sont contredits par Bisphenol A qui oppose d’autres recherches pour démontrer qu’on peut réchauffer les biberons dans de l’eau bouillante ou au micro-onde sans aucun danger. Les nettoyer au lave-vaisselle serait tout aussi inoffensif.


Rappelons que, outre les biberons, les grosses bouteilles d’eau en consignation dans les bureaux et même certains plombages chez le dentiste sont fabriqués avec des polycarbonates. Les BPA servent aussi à fabriquer la résine d’époxy dont l’intérieur des boîtes de conserve est enduit.


Détectés chez les humains

Les préoccupations au sujet du BPA ont augmenté après que les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux États-Unis en aient découvert des traces dans les urines de 95 % des adultes échantillonnés en 1988 et 1994; et dans celles de 93 % des enfants et des adultes observés en 2003 et 2004. Un groupe de 38 experts a établi un consensus en juillet 2007 selon lequel les taux de BPA dans le corps humain étaient supérieurs à ceux des animaux en laboratoire sur lesquels avaient été décelées des lésions. Examinée ensuite par un panel scientifique du National Institute of Environmental Health Sciences (institut américain étudiant l'impact de l'environnement sur le développement et la propagation des maladies humaines), cette conclusion a été jugée suffisamment documentée pour être préoccupante.


Au-delà de la simple concentration, plus ou moins grande, dans le tissu biologique humain, la principale préoccupation au sujet des BPA concerne leur rôle possible, même à faible dose, dans l’incidence accrue des maladies déjà mentionnées.


Que peut-on retenir de toute cette histoire? Qu’il faut sûrement relativiser les craintes des opposants farouches au BPA tout comme les arguments contraires de leurs défenseurs à tout crin. Un consensus élargi classe ainsi les contenants alimentaires, les bouteilles et les articles de table parmi les produits quasiment inoffensifs. Contrairement à ce que l’industrie soutient, il existerait toutefois de réels motifs d’inquiétude à propos des dangers encourus par le recours à des biberons faits de polycarbonate.
 

Voir aussi :

Les parents désireux d’en savoir plus peuvent consulter les deux sites suivants :

Vivre sans plastique
PetitMonde.com

 

Envoyez-moi de l'info sur Source H2O

 
Retour au haut de la page

 

 

 

 

 
Conditions d'utilisation  © 2008 Van Houtte Inc.  Propulsé by MMCM